Guide : les règles d'or du Voyageur responsable

3 Jan 2018

 La Terre a toujours été une source d'inspiration et de fascination, à travers les siècles et les continents. En tant que voyageurs passionnés, nous avons aujourd'hui le devoir de rendre le respect et la bienveillance que nous devons à notre planète, pour tout ce qu'elle nous offre. Pourquoi ? Pour préserver et restaurer une Nature qui nous fait encore tant rêver. Mais également pour que les générations futures aient, à leur tour, la chance d'explorer le monde.

 

Etre "éco-responsable" : une mission insurmontable ? Loin de là !

 

En suivant des rituels simples et quelques règles de bon sens, n'importe qui peut devenir un "agent protecteur" de la planète.

 

Il est également important que cette mission nous enthousiasme au quotidien et dans tous nos déplacements... y compris en vacances :-) La détente et le lâcher-prise ne peuvent malheureusement pas être synonymes de laisser-aller... quand on sait que près de 89 millions de touristes ont sillonné la France en 2017, on peut vite imaginer les dégâts écologiques que pourrait générer un lâcher-prise général ! Ainsi, restons conscients que cette planète est un cadeau et qu'il nous faut la protéger, chacun, à notre niveau.

 

 

Envie de devenir un éco-voyageur ? 

 

Enfilez la cape de super-héros >>>

N'hésitez pas à partager ces astuces bienveillantes : cette mission est virale :-)

 

 

 

 

 

LES TRANSPORTS

 

 

 

En premier lieu, l'éco-voyageur va privilégier les modes de transport "doux" pour la planète. Vous les connaissez déjà : 

> marche

> vélo

> trottinette

> rollers

> barque, kayak, stand-up paddle...  :-)

 

En plus d'être de précieux alliés pour votre santé, ces transports ne rejettent aucune pollution lors de leur utilisation !

En second lieu, l'éco-voyageur va privilégier les transports en commun dont la consommation d'électricité ou d'essence va permettre de déplacer de nombreux passagers simultanément :

> métro

> train

> tramway

> bus

Dans ce même esprit de mutualisation de véhicule :

 

> covoiturage : si l'éco-voyageur doit prendre sa voiture ou en louer une, il la partagera avec d'autres voyageurs (selon la place disponible).  Citoyens des temps modernes, vous connaissez sans doute BlaBlaCar !

 

En vadrouille, l'éco-voyageur restera à l'écoute : il pourrait rencontrer d'autres voyageurs en quête d'un véhicule, ou au contraire, des voyageurs pouvant l'avancer dans son itinéraire.

 

> transport privé partagé : la même démarche de mutualisation est actuellement proposée par la société UBER : uberPOOL, un service de trajet partagé destiné aux voyageurs effectuant une course relativement proche. Outre ses avantages écologiques, cette option est économique.

 

La réglementation appliquée aux exploitants de VTC a récemment été modifiée (loi Grandguillaume) afin de répondre à la problématique de concurrence déloyale que posait la société UBER dans les activités de transport privé de personnes.

 


> le "stop" : voilà un autre moyen écolo-économique de voyager, mais il demande une aisance naturelle à demander un service, de la patience et un planning souple. Sans oublier une réelle bienveillance à l'égard de ceux qui vous aideront !

 

Vous êtes obligé(e)(s) de prendre l'avion ?

Sachez que ce mode de transport émet des quantités conséquentes de CO²... lourdement responsable du réchauffement climatique. Vous voulez vous faire une petite frayeur ? Grâce au simulateur proposé par l'association FOUNDATION GOOD PLANET, vérifiez l'émission de CO² générée par votre prochain voyage, ou par vos déplacements annuels : c'est parti !

 

Les transports sur dos d'animaux, notamment à l'étranger.

Ces options semblent  positives sur le plan social (soutien de l'économie locale), sur le plan écologique et/ou "pour le folklore".

 

Pourtant, l'éco-voyageur évitera soigneusement ces prestations touristiques.

Pourquoi ?

Le point commun entre une promenade en calèche dans Central Park, le port de ses bagages par un âne de Santorin, ou une excursion thaïlandaise à dos d'éléphant : c'est que ces activités sont sources de souffrance animale. En effet, la forte pression touristique et l'appât du gain ont entraîné des dérives dans les zones touristiques : animaux sur-exploités, sur-chargés, sans ombre, sans temps de repos et/ou ravitaillement adapté(s). Par ailleurs, des enquêtes ont démontré que le domptage des éléphants nécessitait des gestes douloureux et traumatisants. Enfin, l'origine des animaux sauvages, domestiqués ou détenus pour les touristes, pose également question...

 

>>> LA SOLUTION

 

> un sac à dos, facile à porter et confortable, en toutes circonstances ;

et

> la location d'un vélo, ou

> la mutualisation d'un transport collectif (bus, train, "stop", taxi partagé), ou

> un véhicule individuel qui consomme peu d'essence (en dernier recours) ;

et

> une activité plus responsable pour créer un lien avec les animaux ou la population locale (voir plus bas).

 

 

 

 

 

LA PRÉSERVATION DE L'EAU

 

 

 

L'eau potable est l'une des ressources les plus précieuses de la planète bleue, pour la survie d'une grande majorité des écosystèmes terrestres (dont nous faisons partie).

 

L'éco-voyageur fera son possible pour économiser l'eau potable :

 

> en privilégiant la douche (30-80 litres) au bain (150-200 litres) ;

> en surveillant son temps de douche (15-20 litres déversés en moyenne, par minute) ;

> en tirant la chasse d'eau des WC uniquement lorsque nécessaire ;

> en utilisant la "demi-chasse d'eau" lorsque la fonction est disponible ;

> en privilégiant le lave-vaisselle (10-20 litres) à un lavage à la main (30 litres en moyenne) ;

> en conservant la même serviette de toilette, pour toute la durée du séjour ;

> en utilisant seulement le linge de toilette nécessaire ;

> en évitant des établissements disposant de piscine(s), SPA et/ou espaces verts irrigués (tels que golfs), tout particulièrement dans des régions arides ou désertiques où l'eau est une denrée rare, parfois même restreinte pour les populations locales.

 

 

 

 

 

LA PRÉSERVATION DES ECOSYSTÈMES  MARINS

 

 

 

L'eau potable est précieuse, mais la qualité de l'environnement aquatique (rivières, mer, océan...) l'est tout autant. Il en va de la survie des espèces dépendantes de ces milieux... les humains compris ! 

 

>>> DANS SON HÉBERGEMENT

 

L'éco-voyageur veillera à limiter la pollution de ses eaux usées :

 

> en utilisant des produits d'hygiène et d'entretien écologiques* ;

> en excluant tout déchet non-biodégradable dans les WC... y compris le "papier de toilette humide" et les lingettes qui sont vendus comme "pouvant être jeté(e)s aux toilettes" : ces objets obstruent les systèmes d'épuration en France et ils seront encore plus dramatiques pour l'environnement, dans les régions moins développées ;

> en évitant les établissements disposant de piscine(s) au chlore et/ou de SPA nécessitant des traitements chimiques continus de l'eau et de grands volumes de lessives.

 

>>> A L’EXTÉRIEUR

 

L'éco-voyageur préservera l'environnement aquatique :

 

> en jetant le moindre déchet dans une poubelle... que ce soit un bout de papier ou ses mégots* : la plupart des filtres laissés dans la rue ou sur plage, se retrouvent un jour dans l'eau (ou dans le ventre d'un poisson) ;

> en refusant tout sac ou toute paille en plastique : à l'étranger, ces déchets ont de grandes chances de finir dans la nature, dans la mer, dans l'estomac d'un animal, ou en fumée dans des "brûlis" toxiques ;

> en évitant les sorties en bateau (pollution de l'eau, pollution sonore, et risque de collisions avec des grands poissons ou mammifères marins) ;

> en utilisant des crèmes solaires non éco-toxiques* pour la vie marine : nombre de crèmes vendues dans le commerce contiennent des nanoparticules, des perturbateurs endocriniens et des filtres chimiques qui perturbent poissons et crustacés, et tuent le corail.

 

[* des alternatives éco-responsables sont proposées dans notre "P'tite boutique solidaire"]

 

 

 

 

 

 

L'ECONOMIE D’ÉNERGIE(S)

 

 

 

L'éco-voyageur veillera à ne pas gaspiller une énergie coûteuse en ressources et généralement responsable d'importantes émissions de CO² (on pensera notamment au gaz naturel, au fioul, ou encore à l'électricité des centrales thermiques). En France comme à l'étranger, il veillera donc à :

 

> éteindre sa chambre et/ou son logement en son absence ;

> utiliser la climatisation avec modération et cohérence ;

> exclure l'utilisation d'équipements de confort énergivores tels que sauna ou jacuzzi, ou les utiliser au moins avec modération et cohérence ;

> ne pas chauffer ou climatiser des pièces inoccupées.

 

 

 

 

 

 

LES ACHATS RESPONSABLES

 

 

 

 

En achetant un produit, l'éco-voyageur finance l'entreprise ou la personne ayant créé, fabriqué, cueilli, coupé, chassé, capturé ou encore pêché le produit : son achat soutient donc l'activité et les pratiques de cette entreprise / de cette personne. 

 

Pour éviter les pièges : renseignez-vous avant sur les objets que vous souhaiteriez absolument ramener en France : certains sont à proscrire et/ou certaines alternatives seront à privilégier.

 

L'éco-voyageur veillera également à limiter les émissions de CO² générées par l'importation de marchandises lointaines. En France comme à l'étranger, il privilégiera donc :

 

>>> A TABLE

 

> des plats locaux, cuisinés avec des ingrédients locaux ;

> des fruits et légumes de saison, cultivés localement ;

> des plats/produits d'origine animale locale, et dont les conditions de détention et d'abattage n'ont pas impliqué de maltraitance pour les animaux ;

> des plats/produits de la mer pêchés localement, dans le respect d'une pratique responsable : attention donc au braconnage, au shark-finning, à la pêche au cyanure ou à la dynamite, et aux pratiques intensives ou douteuses associées à la viande de dauphin, de globicéphale ou encore de tortue ;

> des plats/produits n'étant pas issus de variétés végétales ou d'espèces animales protégées ou menacées d'extinction.

 

Par principe de précaution, l'éco-voyageur ne consommera idéalement pas de produits d'origine animale, ou le réservera dans des conditions qui respectent avec certitude la biodiversité et le bien-être animal.

 


>>> LA MODE, LA DÉCORATION, LA BEAUTÉ

 

L'éco-voyageur va par ailleurs privilégier :

 

> des articles artisanaux fabriqués sur place (visitez l'atelier), par des hommes et/ou des femmes respectés dans leur intégrité et dans leur sécurité ;

> des articles n'ayant pas nécessité la capture et/ou l'enfermement d'animaux sauvages (on pensera par exemple au café de civette), et respectant plus généralement le bien-être animal ;

> des articles ne finançant pas le braconnage (cuirs et peaux exotiques, par exemple) ;

> des articles n'étant pas issus de variétés végétales ou d'espèces animales protégées ou menacées d'extinction ;

> des articles décoratifs, vestimentaires ou des bijoux n'ayant pas été arrachés à la mer : éponges, étoiles de mer, corail, coquillages/nacre, dents de requin, carapaces de tortue, etc. 

Par principe de précaution, l'éco-voyageur refusera tous ces produits "douteux"... même si le commerçant/restaurateur indique avoir trouvé l'animal ou la matière animale en l'état, ou s'il certifie que la pratique de chasse/pêche/capture est légale, et/ou sans souffrance animale.

 

 

L'éco-voyageur a également la responsabilité de la fin de vie de son produit.

Il est donc important de bien choisir ses achats... et d'en refuser d'autres ! 

 

> il emportera sa gourde* (idéalement en inox) pour supprimer l'achat et le rejet de bouteilles en plastique inutiles ;

> il commandera ses boissons "sans paille en plastique" et "sans décoration jetable" ;

> il conservera un cabas durable* pour refuser les sacs en plastique qui pourront lui être proposés ;

> dans les régions ne traitant pas les déchets valorisables, il prévoira une place libre dans sa valise pour les ramener chez lui et leur offrir une seconde vie.

 

[* des alternatives éco-responsables sont proposées dans notre "P'tite boutique solidaire"]

 

 

 

 

 

LES ACTIVITÉS RESPONSABLES

 

 

 

Comme indiqué au point précédent : l'éco-voyageur finance l'entreprise ou la personne proposant un service ou une activité : son achat soutient donc les pratiques de cette entreprise / de cette personne.

 

Pour éviter les pièges : renseignez-vous avant sur les activités que vous souhaiteriez absolument découvrir durant votre séjour : certaines sont à proscrire et/ou certaines alternatives seront à privilégier.

 

 

>>> POUR LES HOMMES

 

En France comme à l'étranger, l'éco-voyageur s'orientera donc vers des activités...

 

profitant, de façon claire, aux acteurs locaux ;

> soutenant des actions humanitaires (attention aux "pièges à touristes" : internet saura vous renseigner avant votre voyage) ;

ne soumettant pas des femmes et/ou hommes à des conditions de travail ou de détention pénibles et n'exploitant pas d'enfants ;

> bénéfiques pour la vie locale, telles que des opérations d'éducation de la jeunesse, de dons, de partage de connaissances, ou encore d'aide aux associations locales humanitaires ;

 

et

> des restaurants proposant une cuisine respectueuse de la biodiversité, afin de préserver le patrimoine et les ressources locales : des plats n'intégrant donc pas de variétés végétales ou d'espèces animales protégées ou menacées d'extinction.

 

 

>>> POUR LA BIODIVERSITÉ & LES ANIMAUX

 

L'éco-voyageur préfèrera également des activités...

 

> soutenant des actions environnementales (attention aux "pièges à touristes" : internet saura vous renseigner avant votre voyage) ;

ne soumettant pas des animaux à des conditions de vie ou de détention pénibles ;

> bénéfiques pour l'environnement, telles que des opérations de nettoyage des plages ou des fonds marins, de restauration des espaces sauvages, ou encore d'aide aux associations locales environnementales ;

> n'encourageant pas la capture d'animaux sauvages, ni leur domptage en vu d'être équipés, manipulés, entravés, enfermés, photographiés ("selfies"), etc. ;

> ne perturbant/modifiant pas le comportements naturel des animaux  sauvages (tels que l'appâtage), et limitant au maximum l'intrusion humaine dans la sphère sauvage ;

 

et

> des visites de sanctuaires, de refuges ou de réserves/parcs naturels dont les démarches commerciales ne sont pas contraires à la vocation initiale des lieux (liberté/semi-liberté, protection, réhabilitation des animaux) ;

> des restaurants proposant une cuisine respectueuse de la biodiversité (des plats n'intégrant pas d'espèces animales protégées ou menacées d'extinction).

 

Enfin, même si la tentation est grande : l'éco-voyageur laissera dans la nature tous les trésors qu'il pourra y trouver : cristaux de roche, plantes, coquillages, corail, fleurs, animaux, etc. : ces merveilles appartiennent à leur territoire et font partie d'un écosystème fragile (et fragilisé). Il est important de ne pas dépouiller ces régions qui voient passer, pour certaines, des millions de touristes chaque année. 

 

 

 

 

 

LA BIENVEILLANCE

 

 

 

 

L'éco-voyageur est génial : il est curieux et bienveillant ! La richesse d'un déplacement ou d'un voyage réside aussi dans la variété et l'imprévisibilité des échanges que chacun pourra avoir avec ses hôtes, d'autres voyageurs, "éphémères ou durables", et toutes ces personnes uniques qui pourront traverser un séjour. Ainsi, l'éco-voyageur :

 

> restera ouvert à "l'autre" et tolérant, même dans la différence ;

 

> veillera à respecter les us et coutumes locaux, telles que les tenues vestimentaires d'usage et la/les religion(s)... qu'il conviendra d'approcher avec discrétion et sur autorisation : rites, sites, offrandes, cérémonies, etc. ;

 

> conservera sa bienveillance avec la population locale, qu'il y ait ou non un rapport commercial.

 

 

Greenuit

vous souhaite désormais

de très beaux voyages sur la

planète Terre

 

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